Décembre 2022 - La normalité

V02 modifiée le 9 décembre 2022

Pensez à revenir sur la page de temps en temps le long du moi(s), celle-ci est mise à jour régulièrement en fonction de l’actualité.

L’Ego du moi(s) Vidéo sur

Vidéo de l'Ego du moi(s) juillet 2022

Quand tout est normal autour de vous et que finalement vous trouvez ça louche.

Un formulaire à remplir... Un document mal interprété... des portes bizarres..  un horizon penché... des chaises à l'envers... des arbres qui poussent la tête en bas... la maison qui brule... c'est normal ! Des dialogues de sourds... C'est normal ! Comment traiter ce sujet de manière normal... L'équipe de l'Ego du moi(s) s'est penché sur ce thèmeavec sa normalité toute particulière... A vous de juger

L’homme 

Il est capable de tout

Du meilleur comme du pire

Il donne la vie

Mais il tue

Il caresse tendrement

Mais il torture

Il aime passionnément

Mais il fait la guerre

Il cultive son jardin

Mais il détruit la nature

Il accepte la communauté

Mais il est individualiste

Il rit aux éclats 

Mais parfois il pleure

Il écoute ses interlocuteurs

Mais il pense toujours avoir raison

Il se contredit

Mais il ne l’accepte pas

En conclusion

Il ne contrôle rien

Il vit…

Normal ou pas ?

Par Alain Isenegger

Dessin Alain Isenegger
Paul Baringou

Normal tout ça ?

Paul Baringou
Paul Baringou

Par Paul Baringou

Paul Baringou

Tous les moi(s) un petit condensé de l’actualité
vue par notre dessinateur de presse du Mans.

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La Normalité

Texte et dessin Davido

Intro du Café Philo «Pensées Perchées» du Circonflexe du 18/11/2022

Ce qui est conforme, dont on a l'habitude, qui ne surprend pas, qui ne dérange pas et n'attire pas la curiosité, sera vu comme étant la norme à suivre.

Mais tandis que le concept «normal» pourra être utilisé fréquemment et sans grand discernement dans notre société, la Normalité elle-même, en regard du pathologique, de l'étrange, du bizarre, sera difficile à définir.

Il faudra tout d'abord se méfier des notions associées, telles que ce qui serait correct ou ne le serait pas. Ces notions sollicitent des préjugés négatifs. Par méconnissance de ce que veut dire le concept «Normal» et de ce que l'on peut entendre par étant anormal, nous resterons dans la confusion d'un ressenti. Celui du rapport à soi ou celui du contexte social.

C'est donc en rapport à son contraire en psychologie, soit le pathologique, qu'il conviendra d'abord d'observer la Normalité.

Il peut sembler que ce sera en comprenant les processus ou comportements anormaux, que nous apparaîtra ce qui relève d'une certaine normalité.

Déjà, ce qui est pathologique, ou jugé anormal, appellent à diagnostic et de la thérapie.

Mais comment vraiment cerner cette Normalité? Dans l'idéal, un critère statistique pourrait donner des indications sur un comportement ou un processus probable, au regard de ce qui sera plus rare.

Sur un autre plan, les comportements et processus qui répondent à un critère biologique sont quant à eux aléatoires, car nos connaissances scientifiques peuvent être erronées ou bien incomplètes.

Quant au critère social, celui-ci est basé sur l'idée que la normalité dépend de ce que la société accepte comme étant normal. Selon le contexte historique ou le mode culturel, la normalité sera, pour une société donnée, une construction arbitraire et intersubjective. Selon ses us et coutumes, ses règles et ses lois, la société désignera donc ce qu'elle entend par normalité ou anormalité de processus ou de comportement.

Avec cet autre critère que sera la subjectivité, les comportements pathologiques pourraient être ceux que le sujet lui-même percevra comme étant anormaux. Prise de conscience ou ressenti de son propre dysfonctionnement, donc. Mais, en fait, la tendance naturelle d'un individu est d'abord de considérer tous ses comportements comme étant normaux. L'anormal, c'est le plus souvent l'autre.

On pourrait donc croiser tous ces critères pour le diagnostic d'un trouble clinique mais sont-ils si utiles pour approfondir le sens du concept de Normalité?

Dessin de Davido

Définir ce qui paraît étrange ou anormal reste ici possible mais la normalité s'appréhendera peut-être mieux dans une perspective socio-constructiviste. C'est à dire que toute connaissance est construite à travers l'interaction de l'individu, la société et son environnement.

La normalité se construit dans le cadre de cette interaction. Aucune normalité, de ce fait, ne pourra être traitée décontextualisée de son intersubjectivité sociale, de la rencontre de soi et de la société. Car ici me semble important d'observer ce que nous en acceptons.

Nous ne pourrons donc pas parler de Normalité, en général, mais toujours d'une Normalité dans une société donnée. Le pathologique lui-même, quelque soient les critères pour le définir, dépendra donc de la conceptualisation sociale de l'étrange et de l'anormal.

En suivant cette idée, la Normalité ne sera que notre mode d'adaptation, en tant qu'individu, à la vie de la collectivité. Tandis que l'anormalité sera avant tout une idée que s'en fait la société. On pourra donc avancer que, quelle que soit le rôle que nous acceptons de jouer dans cette société, ce rôle est de fait normalisé… Car en acceptant un contexte, nous intégrerons une part de sa normalité.

Individus et citoyens que vous êtes et que nous sommes, comment verrez vous la chose?

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Suivre la norme

Texte et photo Pierre Feuillade

La définition dit État, caractère de ce qui est conforme à la norme, à ce qui est considéré comme l'état normal.

Voici donc deux portraits réalisés d'après modèle vivant. Leur expression est neutre ils suivent donc une norme.

Cette même norme qui nous permet de faire partie d'un groupe de personnes et de nous intégrer, d'avoir une vie sociale et surtout de ne pas nous sentir rejeter.

Le rejet est une forme de mépris, de refus ou de dénigrement, la plupart d'entre nous, nous le vivons mal parce que nous souhaitons faire partie d'un groupe, car cela conditionne notre survie. C’est inné depuis la nuit des temps, l'Homme vit en groupe, c'est ce groupe qui conditionne sa survie. Seul il ne peut se suffire à lui-même. Il n'y a que très récemment grâce au capitalisme qui permet un individualisme exacerber et qui offre une survie sans besoin d'un groupe, mais par l'intermédiaire d'une matrice qui impose ses propres codes et sa normalité.

Toute chose dans la société suit des normes ou est normalisée. Les quatre principales catégories parmi 42 000 normes, les normes de produits, de services, de processus et de management. Voilà donc, la normalité est partout dans les produits du capitalisme, dans les sociétés, dans les groupes humains, chacun suit les normes qui lui sont propres et finalement n'y aurait-il pas autant de norme que d'individu ? La normalité ne serait-elle qu'une façon de percevoir les choses en fonction d'un conditionnement ?

Photo Pierre Feuillade

Et pan ! Dans la norme

Par guy Coda

illustration Guy Coda

La normalité, c’est être dans la norme Et la norme, au-delà de toutes les définitions les plus savantes qu’on en donne, n’est rien d’autre que la loi du plus grand nombre.

Ce qui revient à dire que les Chinois et les Indiens sont beaucoup plus normaux que nous. Du coup, je plains les Monégasque où les Habitants de Saint Marin ou de Gibraltar qui ne doivent pas être très normaux, eux, puisqu’ils font partie des plus petites nations du monde!

Mais là où la logique s’inverse, c’est en politique! Hé oui! Tout le monde s’accorde à dire que nos élus et les membres de notre gouvernement sont bien plus normaux que les 60 millions de couillons français qui ont voté pour eux!

La normalité, c’est eux! Et eux, ils ont décrété leurs propres normes: conflits d’intérêt, détournements de bien sociaux, abus de pouvoir, viols ou tentatives de viol, gaspillage de l’argent public dans des gueuletons à 100000 euros, destruction de la fonction publique et de la couverture sociale, et j’en passe, ça c’est de la norme ! ils sont très très créatifs dans ce domaine, vous l’aurez remarqué comme moi.

Du coup, force est de constater que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, du genre «tous les hommes naissent libres et égaux en droit bla bla bla», tout ça c’est des conneries éculées qu’il faut foutre à la poubelle une bonne fois pour toutes, afin que nos chers édiles puissent profiter en paix de leur privilèges «normaux»!

C’est vrai, il faut faire quelque chose! Je propose donc d’instituer de nouvelles normes, plus adaptées à notre époque moderne. Par exemple:

Le vol: sera considéré comme un vol tout acte qui consiste à s’approprier le bien d’autrui quand on gagne moins de 3000 euros par moi.

Au-delà de cette base, cela relève du secret-défense et ne peut donc entrer dans le cadre de la législation courante, l’intérêt supérieur de l’Etat devant être notre première préoccupation

Le viol: une relation sexuelle non consentie imposée à une femme par son supérieur hiérarchique ne peut être considérée comme un viol. En effet, la personne de rang inférieur doit faciliter de toutes les façons possibles le bien-être de ceux qui veillent à la prospérité de l’entreprise ou à la bonne marche de nos institutions. 

Détournement de bien sociaux:

Un bien social, par définition, appartenant à la société, les hommes qui dirigent ladite société devront pouvoir en user à discrétion afin d’ œuvrer au bien public dans les meilleures conditions.

Conflit d’intérêt: Ce délit n’existe plus, les dirigeants politiques n’ayant aucun intérêt à entrer en conflit avec leurs propres intérêts.

Voilà. J’arrête là mes propositions, laissant à nos élus, si efficaces, le soin de finir le travail eux-mêmes.

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La normalité en question

Par François Lebert

Ddessin de François Lebert
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Cherchez l’autre !

Philippe Govin

Par Philippe Govin © Les lapinsgovin

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Où est Charly ?

Par Didier Leplat

Photo Didier LeplatDidier Leplat

C’est normal qu’on ne retrouve plus la voiture ?

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Les épisodes précédents: Suite à l’assassinat de son ami Achraf, inspecteur au BARO, l’une des sombres officines des multiples polices de Lumus, «seule planète habitable de l’univers», Piero a quitté Shima, la capitale de l’empire. Sous la protection de Juan Miguel Betua, ami de Achraf et commissaire au BARO, Piero, détenteur de documents sensibles, est en exil à Bégum, dans l’émirat de Shamârdadj; depuis un discret riad dont, par sécurité, il ne peut sortir, il correspond mensuellement avec les terriens de l’Ego du Moi(s). Un jour, il décide de faire, en toute imprudence, une petite virée, incognito, de descendre sur Terre, histoire de retrouver tous ses esprits.

L’excursion de Shima à Nogent

Après une longue cérémonie où se succédèrent les chants sacrés – je ne peux ici en livrer les détails – vint l’heure du départ de la caravane spatio-temporelle. Don Juan Matus * nous suggéra encore de faire cette expérience: «Prononcez à haute voix: La normalité, l’anormalité.» Puis il ajouta:

«Avez-vous perçu une différence?

(à moins de s’appliquer à marquer un léger temps d’arrêt après le «La»).

Sommes-nous au diapason?»

Provocateur, une partie du chœur demanda, un «droit à la différence» et opta pour un la 3 à 442 Hz.

Don Juan Matus, très calmement :

«Serez-vous entendus? Percevons-nous la différence?    Que penser de ce «Droit»? Qui le définit? Qu’en pensez-vous, Robert?»

Robert, un peu intimidé répondit: «Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.»

Don Juan Matus nous regarda en silence durant quelques longues secondes et conclut:

«Disposons-nous de nous-mêmes? Disposons-nous de notre corps? Je vous souhaite un bon voyage.»

La route est longue vers la sortie 7 de l’A31/E21. Regard absent vers le hublot… les étoiles défilent, à perte de vue, au loin, une toute petite bille bleue. Je laisse vaquer mon esprit.

Je suis gaucher. Ma mère était institutrice. Elle fut ma maîtresse (domination, patriarcat. L’homme est viril; il a des maîtresses. Il est le maître). La dextre est une loi de la nature: les coquilles s’enroulent de droite à gauche. La senestre est sinistre; les gauchers sont des invertis; il est impossible de leur accorder confiance.

    Jamais ma mère ne m’imposa d’écrire avec ma main gauche. Je dus cependant rapidement m’apercevoir que prolonger mes mains avec divers outils ne m’étais guère aisé, parfois douloureux, comme d’utiliser des ciseaux. Les ciseaux pour droitier sont la norme; il n’est pas utile de le préciser»; des ciseaux, point, comme nous disons communément «un homme, une femme». Les ciseaux ne se préoccupent pas de savoir que, pour les gauchers et les gauchères, l’endroit de la découpe est caché par la lame du dessus. Ce qui est terriblement déstabilisant et rend hypothétique la précision de la découpe.

    «Les premiers ciseaux pour gaucher sont apparus vers 1880. C’est dans le bassin de Nogent qu’un Français fabrique la première paire de ciseaux pour gaucher. Destinée à couper uniquement du papier, il faudra attendre une quarantaine d’années pour qu’un autre Français crée des ciseaux pour gaucher, destinés cette fois aux tailleurs.»

L’excursion de Shima à Nogent

Par Pierre Belleney, texte et illustration

Dans cette citation issue de Wikipédia, l’encyclopédie du métavers, il est ici question de Nogent en Champagne, une ville réputée depuis le XIVe siècle pour son activité coutelière (Forge et estampage, coutellerie, cisellerie, outillage à main pour les professionnels, instrumentation médico-chirurgicale).

    La précision «pour gaucher» indique précisément la sortie de la norme: un homme faible, une femme forte, qui sont méprisés (norme du pluriel accordé au masculin).

    Les gauchers doivent s’adapter. Le cerveau gaucher forme des stratégies, qui peuvent donner un avantage cognitif dans certaines situations. Un avantage cognitif… un avantage cognitif… un avantage dans la mise en œuvres des processus par lesquels un être humain acquiert des connaissances sur son environnement.

    De l’art de retourner l’anormalité à son avantage. Les gauchers sont connus pour leur grande sensibilité, leurs prédispositions aux pratiques dites «artistiques» et leurs dispositions intellectuelles à sans cesse inverser les concepts à fin de les «déconstruire».

    Démonter un texte afin d’en extraire les postulats implicites.

    Et voilà pourquoi, cher égo du Moi(s), sur Lumus, les «shins» sont particulièrement détestés par les autorités de l’Empire. D’ailleurs les nomades «shins» ne se reconnaissent pas dans cette identité qui leur est attribuée par la force du pouvoir dominant. Ils se reconnaissent par le signe «shin» qui ressemble à l’empreinte que laissent dans le sable les trois doigts et l’ergot du pied de l’outarde de l’Arahas. Le «shin» signifierait «humain».

À bientôt, dans le métavers

* Voir L’Ego du Moi(s) «Extincteur – Extinction» octobre 2018, Pierre Belleney, MASS EXTINCTION.

Illustration, Pierre Belleney: Réalisée avec DreamStudio Lite et Gimp.

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