Le Grand Remplacement (mais pas celui que vous croyez)
Deux intellectuels analysent avec inquiétude un phénomène étrange : ceux qui réfléchissent le plus semblent être ceux qui font le moins d'enfants.
Alors que la natalité baisse dans de nombreux pays, ils découvrent avec effroi que certains semblent ignorer complètement les statistiques. Pendant que les uns accumulent les diplômes, les autres accumulent les descendants.
Entre Socrate, Kevin, des bibliothèques désertées, des théories douteuses et des raisonnements de comptoir, cette satire absurde s'amuse avec une question vieille comme le monde : l'intelligence est-elle en train de perdre la course à la reproduction ?
Et si le véritable « grand remplacement » n'était pas celui que l'on croit ?
16 minutes
Edito
Texte de Régis Brindeau
Le Grand Remplacement
Dans mon quartier, le Grand Remplacement a déjà commencé.
Avant, la boulangerie proposait trois baguettes et un vieux flan qui survivait depuis 1987 derrière la vitrine. Aujourd'hui, il y a des pains aux graines de chia, des cookies matcha-coco, et un type nommé Kevin qui dit ciao bella à tout le monde alors qu'il est né à Chartres.
Même les pigeons ont changé. Avant, ils avaient l'air dépressifs — bien français, gris administratif. Maintenant ils se déplacent en groupe, gonflés comme des parrains de mafia, et volent les sandwiches avec une efficacité presque scandinave.
Le pire reste le café. Autrefois : noir, brûlant, servi avec mépris. Aujourd'hui : flat white avoine, mousse légère, note de noisette.
Le serveur s'appelle Théo, mais il roule les « r » comme un acteur italien sous vitamine D.
Les anciens disent : « On ne reconnaît plus le pays… » Mais ils disent ça depuis l'invention du grille-pain. À la télévision, des experts en costume expliquent le Grand Remplacement avec des cartes, des flèches et des graphiques dignes d'un film de science-fiction.
Pendant ce temps-là, le vrai remplacement avance discrètement : les humains sont remplacés par des applications, les discussions par des vocaux de sept minutes, et les chiens par des trottinettes électriques abandonnées sur les trottoirs. Même mamie s'est modernisée. Elle regarde des dramas coréens, commande ses médicaments sur internet et dit « LOL » sans ironie.
Le pays change, certes. Mais personne n'était prêt pour ça.
- Au moment de la guerre de l’IRA « Nous joignons notre journaliste en Irlande, comment se déroule cette visite du pape? » « Le pape à traversé Dublin à un train d’enfer » Merci, c’était Gérard Fusil notre reporter à Dublin.
« C’est vrai que nous avons un très fort taux de pénétration chez les prostituées » de Christian Blacher (?) Télé 7 jours le 6/1/95.
Élisabeth Hubert (ministre de la Santé le 7/7/95) explique pourquoi le gouvernement a refusé certains journaux dans la campagne d’information contre le sida: « parler de fellation brouillait le message » Tant que ça ne brouille pas l’écoute.
Circulaire de la direction de la Poste : « La part de votre complément annuel qui excède la borne supérieure du champ de normalité est placé dans un différentiel, la moitié vous sera versé chaque mois » La migraine est garantie.
« La Reine d’Angleterre adore danser le rock et elle ne dédaigne pas de faire quelques passes avec le chanteur Elton John » Nice Matin le 21/2/89
Ma série « la déchirure » exposées chez Elo’s Café
Depuis janvier 2023, j’ai découvert l’éventail des possibilités créatives de ce nouvel outil (l’IA) qui me permet de créer des images à partir de mots.
J’ai rapidement, grâce à l’IA, recréé des visuels dans le style des artistes de mouvements comme Tristan Tzara, Hugo Ball, Kurt Schwitters, Francis Picabia... et je suis tombé sur le photographe Man Ray qui forcement m’a davantage intéressé puisque que photographe moi-même.
Ses découvertes en photographie m’ont fait remémorer les essais de solarisation et de photogrammes que je faisais au club photo du lycée, étant jeune, sans toutefois savoir à l’époque que ce procédé avait été découvert par Man Ray !
J’ai toujours été intrigué par le surréalisme, et la photo bien souvent ne le permet pas puisque qu’elle n’est que le reflet de la réalité... enfin généralement !
L’IA m’apporte ce genre de fantaisie et cette facilité de transformer la réalité dans le sens de ma créativité.
Chaque image, bien sûr, est retravaillée ensuite à ma manière dans Photoshop pour leur donner plus de cohésion et d’homogénéité.
C’est de là qu’est née cette série, en partant de peu de choses finalement... Une idée, une opiniâtreté, des mots, rien que des mots et surtout quand même un œil de photographe !
Elos’Café - Salon de thé-Bar-Cofeeshop
6, Place Casimir-Petit-Jouvet - 28240 La Loupe
Tél. 09 88 45 16 40
Ouvert du mardi au vendredi de 7h30 à 18h le samedi de 8h30 à 18h
Depuis plus de 6 ans, nous travaillons en partenariat avec l’association « L’amitié Beauce, Perche et Thymerais » qui édite tous les trimestres la revue « La Gazette ».
Cette revue a reçu l’agrément préfectoral « Jeunesse - éducation populaire locale » qui découle des années d’activité associative générée par l’association.
Cet échange très riche, nous permet de profiter de 6 pages à l’intérieur de cette revue pour y transmettre nos informations et notre point de vue sur l’art, la poésie et la philosophie.
et vous permettra de découvrir votre région ainsi qu’une grande partie de ses acteurs dans des échanges plein d’humanité.
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